Ce lundi 25 août 2025 s’est tenu à Ouagadougou un atelier d’information et de cadrage de l’étude sur « l’analyse des principales initiatives pour optimiser la mise en œuvre de la politique de gratuité des soins au Burkina Faso ». Cet atelier, organisé par la Direction Générale des Etudes et des Statistiques Sectorielles (DGESS) en collaboration avec le Secrétariat Technique pour le Financement de la Santé (ST-RFS) et avec l’appui technique de Recherche pour la Santé et le Développement (RESADE), a regroupé les acteurs du ministère de la santé, les partenaires techniques et financiers (OMS, UNICEF, CHAI, ThinkWell, HELP, ASMADE), les OSC et les acteurs du secteur privé de santé.

Crédit photo : RESADE

Ce lundi 25 août 2025 s’est tenu à Ouagadougou un atelier d’information et de cadrage de l’étude sur « l’analyse des principales initiatives pour optimiser la mise en œuvre de la politique de gratuité des soins au Burkina Faso ». Cet atelier, organisé par la Direction Générale des Etudes et des Statistiques Sectorielles (DGESS) en collaboration avec le Secrétariat Technique pour le Financement de la Santé (ST-RFS) et avec l’appui technique de Recherche pour la Santé et le Développement (RESADE), a regroupé les acteurs du ministère de la santé, les partenaires techniques et financiers (OMS, UNICEF, CHAI, ThinkWell, HELP, ASMADE), les OSC et les acteurs du secteur privé de santé.

En rappel, depuis 2016, le Burkina Faso a adopté la politique de la gratuité des soins pour les femmes et enfants de moins de cinq ans afin d’améliorer leur accès aux services de santé. Cette mesure a renforcé l’utilisation des soins essentiels, mais elle reste confrontée à des défis majeurs tels que l’insuffisance  de financement, les ruptures de médicaments, les problèmes de gouvernance, etc.

Pour faire face à ces défis, le ministère de la santé et ses partenaires ont adopté une vingtaine de réformes et initiatives axées sur la gouvernance, la gestion financière, la communication et la digitalisation. Cependant, peu d’efforts de documentions et d’évaluation de ces initiatives ont été consentis jusque-là. C’est dans ce contexte que RESADE, à la demande du ministère de la santé et avec l’appui financier de la Fondation Gates, a entrepris une documentation et évaluation rigoureuse de ces initiatives pour mesurer leur effectivité et leurs impacts, identifier leurs limites et proposer des recommandations visant à renforcer leur contribution effective à la performance de la politique de gratuité.

Cet atelier s’inscrivait dans une dynamique de collaborations entre les chercheurs de RESADE, les décideurs du ministère de la santé et les partenaires du secteur de la santé, pour assurer un choix de thématiques de recherche pertinentes  ou prioriser/classer les initiatives clés à évaluer, tout en garantissant l’appropriation et l’utilisation des résultats par toutes les parties prenantes (décideurs, partenaires, société civile).

Son objectif principal était donc de susciter les contributions des différents acteurs à la mise en œuvre de l’étude et l’appropriation des résultats qui seront en découleront. Spécifiquement il s’est agi de :

  • Présenter le protocole de l’étude aux acteurs ;
  • Recueillir les avis, les amendements et les orientations des participants pour enrichir le processus de mise en œuvre de l’étude ;
  • Classer les initiatives à évaluer selon leur pertinence pour le ministère de la santé,
  • Définir les prochaines étapes de la mise en œuvre de l’étude ;
  • Solliciter l’accompagnement des acteurs dans la mise en œuvre de l’étude et l’appropriation des résultats et des recommandations finales de l’étude.

Sous le leadership du DGESS, l’atelier s’est déroulé de manière participative et a été marqué par une série de présentations (faite par RESADE) suivies de discussions entre les participants. Les présentations portaient essentiellement sur les différentes initiatives mise en œuvre, afin de permettre à tous les participants d’en prendre connaissance, puis le protocole de l’étude.

Suite à ces présentations et aux discussions qui ont permis aux chercheurs et au ministère de répondre aux questions et préoccupations des participants, RESADE a soumis aux participants une matrice de priorisation des initiatives (sous format Excel) portant sur 5 dimensions pondérées : l’impact stratégique (30%), le potentiel d’apprentissage (25%), l’urgence et la sensibilité (20%), le potentiel de mise à échelle (15%), la faisabilité de l’évaluation (10%). Après quelques amendements des participants, les parties prenantes ont convenu de garder plutôt un poids égalitaire (20%) pour chacune des 5 dimensions.

Il a ensuite été convenu de donner du temps à RESADE pour prendre en compte les amendements sur la matrice, avant de la partager avec tous les participants pour remplissage.

Les prochaines étapes sont les suivantes :

  • Partager le protocole et des présentations avec les acteurs (par RESADE, au plus tard le 26 août 2025)
  • Mettre à jour la matrice de priorisation et la partager avec les acteurs (par RESADE, au plus tard le 28 août 2025)
  • Retour de la matrice remplie par les acteurs (au plus tard le 07 septembre 2025)
  • Compiler les résultats de la priorisation faite par les acteurs et l’envoyer au ministère de la santé pour consolidation (par RESADE, au plus tard le 09 septembre 2025)
  • Partager la liste finale de priorisation validée par le ministère aux différentes parties prenantes (RESADE et la DGESS, date à définir de concert avec la DGESS)
  • Établir le chronogramme de réalisation des analyses (RESADE, la DGESS et le ST/RFS, date à définir).