Le document analyse les obstacles structurels à la réalisation de la couverture sanitaire universelle au Burkina Faso et insiste sur la nécessité d’un leadership fort au sommet de l’État. Il souligne une confusion conceptuelle au sein des ministères concernés, où la CSU est souvent réduite à l’assurance maladie universelle, au détriment d’une approche globale incluant l’accès équitable à des services de qualité. Les principaux freins identifiés sont l’insuffisance et la répartition inégale des ressources humaines en santé, la faiblesse des infrastructures et les disparités entre zones urbaines et rurales. Des données citées montrent une forte concentration des médecins généralistes et spécialistes dans la région du Centre, tandis que de nombreux centres de santé de premier recours ne remplissent pas les normes minimales en personnel. L’évolution du nombre de CSPS et de la conformité en personnel révèle des gaps importants en lits et en présence de personnel qualifié. Le texte met aussi en avant des causes profondes telles que la faible coordination multisectorielle, l’absence d’orientations politiques claires, une allocation budgétaire insuffisante et un mauvais alignement des financements partenaires. Ces insuffisances persistent en raison d’un leadership décisionnel limité au ministère de la Santé et d’intérêts concurrents. La recommandation centrale est d’établir une stratégie multisectorielle coordonnée au plus haut niveau de l’État pour définir les rôles des départements, améliorer la redevabilité et optimiser l’utilisation des ressources afin d’avancer vers la couverture sanitaire universelle. Le résumé précise que le soutien financier international accompagne l’effort mais ne remplace pas les réformes nationales urgentes nécessaires.
