Le bilan présente les principaux agents de redevabilité dans le secteur de la santé au Botswana, leurs rôles et recommandations. Les décideurs politiques définissent les programmes, allouent les ressources et évaluent les politiques; le Parlement affecte le budget santé et dispose d’un Comité des comptes publics. Le ministère des Finances et du Développement économique détache des agents auprès du ministère de la Santé et organise forums consultatifs. L’Agence nationale de promotion de la santé et de lutte contre le SIDA organise ateliers pour identifier des priorités. Les prestataires et gestionnaires, organisés autour des équipes de gestion des districts (DHMT), conçoivent et mettent en œuvre les programmes mais subissent un système de suivi et d’évaluation centralisé qui crée un fossé de communication avec les programmes. Les comités de santé de village étendent la promotion et l’enregistrement des soins à domicile. Les organisations de la société civile fournissent des services, mobilisent les communautés et font du plaidoyer, mais dépendent largement des bailleurs et du gouvernement. Les médias ont été sensibilisés aux priorités de santé mais restent limités par l’accès à l’information. Les recommandations visent à améliorer l’évaluation des politiques pour renforcer la redevabilité parlementaire, renforcer la coordination entre le ministère des Finances et les ministères sectoriels au niveau des programmes, décentraliser le suivi et l’évaluation au sein du ministère de la Santé, renforcer les capacités des membres des comités de santé de village, développer la mobilisation des ressources pour réduire la dépendance aux bailleurs et promulguer une loi sur la liberté d’information.
